02.06.2009

4ème JOUR

Hier, c'était la pentecôte et je n'ai rien senti de particulier. C'est le fameux jour férié que l'état voulait supprimer. Pour qu'ils puissent travailler plus. Veinards! Ce fut un lundi banal, boutiques les bras ouverts, ouvriers qui débrayent, chômeurs et riches qui baladent. Alors l'état, on faiblit?...hi hi.

Il ne faut pas m'interroger sur la "pentecôte", je sais juste que c'est une fête religieuse, non? En tout cas, ce mot est bien étrange. Il m'évoque le V. Il a phonétiquement deux éléments contradictoires: la pente   et la côte / = V. Je n'en tire aucune conclusion. Je penses juste à ce pauvre sisyphe et son triste rocher... Le mythe de l'absurde... C'est un jour fêté par les juifs et les cathos. Les uns pour célébrer la remise des tables de la loi à Moïse et les autres en mémoire de la descente du saint esprit sur les apôtres? Pente et côte. Quel fatras! V?
Tous ces tas de croyants. Je connais leur attitude à l'approche de leur mort. Le coeur savon qui ne mousse plus de peur de se piquer les yeux. Mon dieu mon dieu épargnes-moi! Ou alors, au moins, ouvres-moi ton paradis! Mon cul, oui. Ils n'auront rien. Ils prient dans le vide-grenier spirituel. Ils seraient presque tentés de convoquer le Diable!... N'est-ce pas? Si jamais... Si jamais il était plus fort que dieu?... Hein?... S'il avait de réels pouvoirs?... A qui ne seraient-ils pas près de croire pour rallonger la sauce de leur misérable existence? Combien de vies seraient-ils capables de supprimer contre la leur? Quelles tortures pourraient-ils infliger si l'on leur proposait ce deal?
Ca ne ce voit pas, mais je rigole. Je souhaite de tout mon coeur que la mort soit vraiment définitive. Mais qu'est-ce qu'ils ont tous à vouloir un  ailleurs éternel, avec trompettes et barbe blanche paternelle? Ils ne savent déjà pas vivre içi. Qu'est-ce que ça changerait dans leur supposé ciel? Bah, laissons-les donc penser à autre chose que leur vie, qui elle, est bien réelle, terriblement réelle.
J'aime Poupée comme jamais je ne pourrais aimer un de leurs dieux le plus prometteur... Je mourrai en te souriant mon Ange, ta main et tes yeux dans les miens. Sans aucun regret. Sans dieu, sans maître.
Comment raconter notre formidable histoire? Sa fin est simple. Je descend lentement les traîtres marches. La vie me fuit de partout, elle s'échappe de moi et, singulièrement, acèrent mon esprit. J'aime Poupée. Et je sais bien que mon corps malade lui soumet des manques. Poupée est une très belle femme. Partout les désirs s'agitent dans les yeux des hommes croisés. C'est le contraire qui serait étonnant. Mais incroyablement, Poupée ne veut que moi?... Il est vrai qu'il n'est pas forcement besoin de bander à volonté pour donner du plaisir. Et que l'on s'amuse quand même beaucoup Poupée et moi.
Ton cul
Deux planètes
S'effleurent
Sans heurts
Gardiennes de l'infini
Toutes ces heures où j'attends
Le nez en l'air
Où j'attends le néant
Nous n'étions pas faits
Que pour ça.