01.06.2009
3ème JOUR
-"Qu'est-ce qu'ils sont moches!..." Je parlais des passants.
-"T'as qu'à pas les regarder!..." a répondu Poupée. Logique. Mais j'ai voulu faire le malin.
-"J'en ai marre de mater le ciel. Il ne s'y passe rien. Et je ne peux pas marcher tête baissée, ce n'est pas dans ma nature. Quant aux vitrines, elles me font chier.
Il est une heure du mat'. Nous venons juste de rentrer, Poupée et moi. Le métro, tout ça. Les visages qui semblent moins tendus la nuit. D'autres nettement plus fatigués. Certains, trop paranos. Enfin, leur beau monde. Des lames de rasoir dans les yeux ou de la soumission.
Nous nous sommes promenés dans le village de Montmartre. Chaque fois, je ne peux pas m'empêché de penser à tous ces hommes, toutes ces femmes, tous ces enfants qui tinrent à bout de bras cette magnifique Commune, gloire de l'humanité.
Nous sortions du grand cinéma Place de Clichy. Le film était chiant comme la mort. Pardon. Le film était vraiment somniférant. Un téléfilm, avec le sénar obligatoire du serial de service, de bons acteurs, de beaux plans, mais long, long, un film suédois: millénium, quelque chose comme ça. Ensuite, c'était tellement plaisant de déambuler sans direction qu'une envie d'apéro au soleil sous une tonnelle Montmartroise. Mais, désolé cher Journal. Nous allons faire l'amour, Poupée et moi. A toute à l'heure. J'ai tant de chose à t'apprendre.
Une heure plus tard
En fait, je reviens t'écrire mon bon Journal. Tu parles d'un fiasco. Je n'ai pas pu bander. Nous avions bu un ti punch et fumé deux trois pétards en jouant avec les chatons. Bimbo et Pétard qu'ils se nomment. Bimbo, parce que c'est vraiment une gonzesse et Pétard parce qu'il ne ressemble à rien. Deux boules de poils et d'amour. Enfin, nous jubilions tous les quatres dans le divan noir. Poupée a mis sa bouche autour de moi, tout allait bien. J'étais dur comme la vie. Pendant ce temps-là, je caressais ses belles fesses. On a vite gagné la chambre, chèrement. On s'est jetté l'un sur l'autre, comme dans les films. Mais aussi comme d'habitude. Toute sa chair m'habitait. J'adore son corps. Depuis sept ans. Et il me solarise toujours. Mais de furieux ennemis m'habitent aussi, me suce l'énergie comme des punaises enragées. Et les cachetons qui veulent les écraser mais m'anéantissent avec. Nous faisions danser nos corps pourtant, mais mon épée de chevalier fondait.
01:26 Publié dans MONTMARTRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moche
![[ Signez notre pétition ]](http://www.leapoursamy.com/images/CAMPAGNE-TV-POUR-GIF-VERSIO.gif)

